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Comment tous contribuer à la protection de l’environnement ?

*Un article écrit par Odile Tezel, conservationniste et stagiaire chez Fuze Ecoteer*

De la simple consommation vers la « consom’action »

Chez Fuze-Ecoteer, nous sommes persuadés d’avoir une responsabilité envers notre planète et ceux qui la peuplent, aussi bien humains, qu’animaux et plantes. C’est dans cette optique que nous multiplions les actions de conservation, de sensibilisation à la protection de l’environnement, de lutte contre le braconnage et lutte contre l’exploitation illégale de ressources naturelles.

Certes, les actions à grande échelle ont leur importance : nous avons besoin que des changements profonds s’opèrent au niveau entrepreneurial et gouvernemental pour renverser la tendance du réchauffement climatique et le tarissement des ressources naturelles. Cependant, je m’interroge : assurément, protéger l’environnement ne devrait pas seulement être l’affaire des politiques, des acteurs mondiaux et des organismes non gouvernementaux ? Est-ce que finalement le plus important ne serait pas de changer individuellement notre façon de vivre et notre façon de consommer ?

 

En effet, les sociétés développées reposent aujourd’hui sur un mode de vie fait d’abondance et de surconsommation des ressources. Cependant, tout le processus qui précède et suit la consommation d’un bien est invisible à nos yeux et nous manquons ainsi d’une vue d’ensemble sur le réel impact que notre consommation a sur la planète.

 l’huile de palme est la plus consommée au monde et pourtant, sa production intensive est responsable de l’accélération de la déforestation dans de nombreuses régions du monde et, ainsi, de la destruction d’habitat pour les orangs-outans et bien autres espèces

l’huile de palme est la plus consommée au monde et pourtant, sa production intensive est responsable de l’accélération de la déforestation dans de nombreuses régions du monde et, ainsi, de la destruction d’habitat pour les orangs-outans et bien autres espèces

Par exemple, saviez-vous que l’industrie de la viande est une industrie encore plus polluante que celle des transports? De plus, pour produire 1 kilo de bœuf, il faut près de 13 500 litres d’eau. Enfin, l’élevage bovin est responsable de 80% de la destruction de la forêt amazonienne, puisque, faute d’espace, nous transformons aujourd’hui des hectares de forêt vierge en pâturage. Ainsi, en éliminant la viande de notre régime alimentaire ou tout simplement en réduisant notre consommation journalière, nous participons à préserver, entre autres, notre air pur et nos ressources en eau.

Egalement, beaucoup d’électricité est gaspiller tous les jours à cause d’appareils électriques laissés en veille. 8% de l’électricité consommée chez vous vient probablement des appareils que vous n’avez pas complètement éteints. Pensez à les éteindre et vous ferez non seulement des économies d’énergie, mais aussi des économies d’argent !

Prenons un autre exemple. Vous avez sûrement déjà entendu parlé de la quantité astronomique de nourriture que nous gaspillons chaque année. En voici les chiffres : plus de 41 200 kilos de nourriture sont jetés chaque seconde dans le monde. Cela représente un gaspillage alimentaire de 1,3 milliard de tonnes d’aliments par an, soit 1/3 de la production mondiale de denrées alimentaires dédiée à la consommation. Il s’agit non seulement d’un important gaspillage d’énergie, mais également d’un gaspillage de denrées qui auraient pu être destinée aux plus démunis.

Ainsi, personnellement, je suis convaincue qu’une partie de la réponse aux maux dont souffre notre planète se trouve dans la façon dont nous consommons. Face à l’urgence de la situation, nous devons réaliser que l’abondance des ressources sur laquelle repose nos habitudes de consommation est une illusion. Le mode de vie des pays développés est complètement disproportionné face aux ressources limitées dont dispose notre planète. De plus, la seule raison pour laquelle les sociétés développées ont été capables de maintenir ce mode de vie jusqu’à présent est que beaucoup de pays restent encore en marge de ce développement exponentiel. En effet, si tous les habitants de la planète consommaient à la mode occidentale, nous aurions besoin de trois voire quatre planètes Terre !

Alors que faire? Et bien, cessons d’être de simples consommateurs et devenir de réels « consom’acteurs » !

 

« Etre un simple consommateur » veut dire se laisser uniquement guider par ses désirs et par le côté pratique dans ses choix de consommation. Ce comportement est nourri par les campagnes marketing et la pression sociale, or, il pourrait facilement en être autrement. En se détachant de ces influences externes et en s’interrogeant sur la nécessité de tel ou tel bien avant de le consommer, nous pouvons retrouver une consommation raisonnée et responsable. Cela implique souvent de consommer moins, mais aussi de consommer mieux et, sur le long terme, cela permet aussi de faire des économies.

 

Egalement, pour faire des choix éclairés et responsables, il faut s’informer : s’informer sur la provenance de ce que nous consommons et sur les pratiques de production, afin de faire des choix en accord avec ce à quoi on aspire pour notre planète. A première vue, cela peut sembler compliquer, mais l’information est disponible, il suffit d’aller la chercher. De nombreuses applications Smartphone peuvent d’ailleurs vous aider dans votre démarche (voici quelques exemple d’applications françaises : 90jours, Noteo, LeGuetteur, DeSaison, etc.)

Finalement, en faisant les choses tout seul dans son coin, on peut vite se sentir impuissant et douter de l’efficacité de ses actions. Mais, aujourd’hui, de nombreux mouvements naissent un peu partout, les entreprises sont de plus en plus innovantes et développent sans cesse des alternatives aux produits et technologies de la grande consommation pour nous permettre   d’être plus respectueux de l’environnement. Ces initiatives réunissent les gens pour donner de la force à cette révolution silencieuse. Pour changer les choses, mais ne pas le faire seul, il suffit de se joindre à eux.

 

Quelques uns de mes coups de cœur :

Le Fairphone : vous avez peut-être déjà eu vent de l’impact environnemental et social dévastateur des appareils électroniques. L’entreprise Fairphone, elle, en a bien conscience et a donc lancé un téléphone portable sans métaux rares provenant de pays en guerre, fabriqué dans des usines qui respectent leur main d’œuvre, le tout conçu pour que chaque pièce soit remplaçable, modifiable et réparable. La société a vendu 60.000 unités de son premier appareil, et le Fairphone 2 est désormais disponible à la vente.

8 millions de tonnes de plastique finit dans les océans chaque année. Cela met de magnifiques animaux marins en danger, telles que les tortues de mer. Mais également, les études prouvent que toutes ces petites particules de plastique sont digérées par les poissons et atterrissent ainsi d’une manière ou d’une autre dans nos assiettes

8 millions de tonnes de plastique finit dans les océans chaque année. Cela met de magnifiques animaux marins en danger, telles que les tortues de mer. Mais également, les études prouvent que toutes ces petites particules de plastique sont digérées par les poissons et atterrissent ainsi d’une manière ou d’une autre dans nos assiettes

Plastic Free July : les produits plastiques à usage unique font partie intégrante de notre quotidien, mais ils sont aussi une aberration en terme de protection environnementale: ils ne servent que quelques minutes et restent des centaines d’années dans la nature ! En participant au Plastic Free July (mois de juillet sans plastique), vous direz non aux produits plastiques à usage unique pendant un mois et sensibiliserez votre entourage à ce problème. Bien sûr il ne tient qu’à vous de les éliminer complètement de votre quotidien !

I-boycott : cette plateforme en ligne sera lancée en France le 6 juin 2016. Elle a pour but de transformer les actions spontanées et individuelles de boycott en dynamiques collectives et génératrices de changement. Ainsi, si pour telle ou telle raison, vous boycottez déjà une marque, vous pourrez le faire savoir sur I-boycott et invitez le plus grand nombre à se joindre à vous.

Nous pouvons tous être consom’acteur. Je ne dis pas que c’est facile, mais c’est surtout nécessaire. Au final, si nous préservons l’environnement, ce n’est pas pour sauver la planète, c’est avant tout pour nous sauver nous : la Terre n’a pas besoin de nous pour exister, c’est nous qui avons besoin d’elle pour survivre!